Nous rentrons dans la dernière section du Trek. Moins haut, mais avec une végétation  tout à fait différente. Départ à pied de Tatopani pour Ghorepani.

Ce n’est pas le programme initial. Pourquoi ? Notre petite escapade cahotante de la veille nous a mis en retard … et pas qu’un peu. Nous n’avons pas dormi à l’endroit prévu initialement. Il n’est pas possible ce jour de rattraper ce retard à pied, et donc nous irons sur un itinéraire différent.

De manière assez amusante cela me ravit, car nous irons voir le lever de soleil à Poon Hill, initialement prévu puis déprogrammé par l’UCPA. Le voila reprogrammé !

Départ habituel en direction des montagnes. Le trajet du jour nous amènera plus proche des jungles, le climat y étant particulièrement propice. On ressent rapidement l’humidité, mais nous avons toujours notre petite étoile au dessus de nous, il fait un temps absolument magnifique.

C’est une journée de montée, qui se déroule très bien, nous voyons de très beaux paysages, avec des rizières en escalier. Nous partons de 1200m pour remonter à 3000m.

Sur le versant en face de la vallée, il est possible d’apercevoir le chemin que nous aurions pris la veille si nous étions arrivés plus tôt. Vu le rythme du groupe je me demande si nous n’aurions tout de même pas pu faire une longue étape ce jour.

Le chemin que nous aurions dû prendre la veille.

La montée est longue mais régulière. Nous déjeunons dans un lodge sur la route. Encore une fois je touche à peine au repas. Etrange sensation que de ne pas avoir faim, pourtant je n’ai rien mangé la veille, mais au delà de cela je ne ressent rien de spécial. Le petit rhume est en rémission. Le corps se focalise sur la récupération peut être.

Nous repartons ensuite pour une courte étape l’après midi. La végétation devient de plus en plus luxuriante. Quelques cours d’eau agrémentent notre passage. Un régal pour les photographes du groupe !

Nous arrivons à Ghorepani en milieu d’après midi. Le temps de faire un tour rapide dans le village, à flanc de montagne, et la nuit tombe.

Le village est totalement isolé. Il n’y a pas une seule piste qui permet de s’y rendre en véhicule. Les rues sont pavées de pierres inégales, et sont globalement toutes composées de marche, à part quelques places ou le sol est plat.

Le village semble divisé en deux parties, espacés de plusieurs centaines de mètres. De nombreuses marches les séparent, et nous ne voyons que le début de l’escalier descendant qui permettrait de s’y rendre.(On le voit très bien sur la carte ci-dessous). Ce détail a son importance !

Pour autant nous n’avons pas le temps et la luminosité pour s’y essayer. Direction le lodge pour dîner, et émettre quelques cartes postales. Malheureusement je ne sais pas si elles rejoindront la France un jour, nous verrons bien !

Je me couche assez rapidement, et m’éveille au cours de la nuit avec une légère douleur au niveau de la poitrine. Habitué aux réveils nocturnes en altitude, je ne m’en émeut pas.

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